Février à Malte, et la majorité des voyageurs regardent ailleurs. Tort. Pendant que les stations balnéaires méditerranéennes somnolent sous leurs housses, l’archipel maltais s’éveille dans une lumière hivernale particulièrement flatteuse, avec des températures qui flirtent avec les 15 °C et des sites historiques libérés de leurs hordes estivales. La météo à Malte en février ne ressemble pas à celle qu’on imagine depuis Paris ou Lyon : pas de froid mordant, pas de ciel uniformément gris, mais un hiver méditerranéen tempéré, parfois capricieux, souvent généreux. Les données des saisons passées montrent des températures moyennes à Malte comprises entre 10 et 16 °C, avec environ cinq heures d’ensoleillement par jour. Un tableau climatique qui mérite qu’on s’y attarde sérieusement avant de réserver — ou d’hésiter.
Ce qu’il faut retenir
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- Les températures à Malte en février oscillent entre 12 et 16 °C selon les journées, avec des vents variables pouvant atteindre 35 km/h.
- La pluie à Malte en février se concentre sur environ 9 jours dans le mois, sans pour autant compromettre les visites.
- La mer affiche environ 15 °C : la baignade est réservée aux amateurs de sensations vives.
- Visiter Malte en février offre un avantage concret : moins de touristes, des prix d’hébergement et de vol sensiblement plus bas.
Ce que le thermomètre dit vraiment en février à Malte
Les chiffres ne mentent pas, même s’ils surprennent. Sur l’ensemble du mois, les relevés indiquent des maximales quotidiennes gravitant entre 14 et 16 °C, avec quelques pics à 17 °C en fin de mois — signe d’une transition progressive vers le printemps. Les nuits descendent rarement en dessous de 12 °C, ce qui reste nettement au-dessus de ce que l’on subit à la même période dans la plupart des capitales européennes.
Le vent constitue la véritable variable du mois. Certaines journées sont d’un calme remarquable — 3 à 5 km/h seulement, comme autour du 14 ou du 24 février — tandis que d’autres voient des rafales dépasser les 30 km/h, notamment en début et en milieu de mois. Ce sont ces coups de vent qui peuvent transformer une promenade sur les remparts de La Valette en expérience plus sportive qu’anticipée.
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Le climat à Malte en hiver reste fondamentalement méditerranéen : instable mais jamais extrême. Les écarts entre les jours les plus froids et les plus doux ne dépassent pas cinq degrés sur le mois, ce qui facilite considérablement la planification du voyage.
| Période | Températures (min/max) | Vent moyen |
|---|---|---|
| 1er – 7 février | 14 °C – 16 °C | 18 à 33 km/h |
| 8 – 14 février | 12 °C – 16 °C | 5 à 35 km/h |
| 15 – 21 février | 13 °C – 16 °C | 5 à 31 km/h |
| 22 – 28 février | 13 °C – 17 °C | 3 à 30 km/h |
Pluie et ensoleillement : l’équilibre fragile du mois
Environ neuf jours de précipitations sur vingt-huit : la pluie à Malte en février existe, elle ne domine pas. Les averses sont généralement courtes, souvent matinales, et laissent place à des après-midis dégagées. Cette dynamique offre une fenêtre quotidienne bien réelle pour les visites en plein air.
Avec cinq heures de soleil par jour en moyenne, le ciel maltais n’est ni celui de juillet ni celui de novembre. Il s’installe dans un entre-deux confortable, alternant couverture nuageuse partielle et éclaircies franches. C’est précisément ce type de lumière hivernale, douce et rasante, qui confère aux pierres calcaires de Mdina ou aux bastions de La Valette une teinte ocre dorée que les photographes de voyage recherchent activement.
Comparé à janvier — mois le plus pluvieux du calendrier maltais — février amorce déjà une décrue. Les statistiques climatiques sur plusieurs années confirment cette tendance : le volume de précipitations diminue, les amplitudes thermiques se resserrent. Un signe avant-coureur du printemps que l’île distille avec une subtilité toute méditerranéenne.

La mer en février : fraîche mais pas interdite
La température de l’eau à Malte en février tourne autour de 15,2 °C, avec des variations entre 14,3 °C et 16,4 °C selon les criques et l’exposition aux courants. À Għajn Tuffieħa ou à Golden Bay, les habitués de la natation hivernale s’y plongent volontiers en milieu de journée, lorsque l’air ambiant compense légèrement la fraîcheur de l’eau.
Pour les plongeurs, c’est une autre histoire. La visibilité sous-marine atteint son pic en hiver, et plusieurs centres de plongée de Mellieħa ou de Marsaxlokk proposent des sorties dans des conditions souvent meilleures qu’en pleine saison. L’absence de boats de tourisme en surface rend l’expérience encore plus sereine.
Quelques réflexes utiles pour ceux qui souhaitent tout de même se baigner :
- Choisir les heures centrales de la journée, entre 12h et 15h, pour profiter d’une chaleur ambiante maximale.
- Vérifier les prévisions météo à Malte la veille, les journées ventées rendant certaines plages peu engageantes.
- Prévoir une combinaison légère si l’on souhaite prolonger la séance au-delà d’un rapide plongeon.
Comment s’habiller pour parcourir Malte en février
La question du bagage textile est récurrente, et la réponse est plus nuancée qu’on ne le croit. Une veste légère ou un coupe-vent suffit dans la majorité des cas, mais les journées venteuses — et elles existent — appellent une couche intermédiaire. Le système des couches superposées, bien connu des randonneurs, trouve ici toute sa pertinence.
Pour les excursions sur les falaises de Dingli ou les sentiers de Gozo, des chaussures à semelle antidérapante s’imposent : les chemins calcaires deviennent glissants après la pluie. Un impérmeable compact reste le meilleur allié, d’autant qu’une averse peut survenir sans prévenir et se terminer vingt minutes plus tard.
Le soir, La Valette fraîchit sensiblement. Ajouter un pull en laine fine dans le sac de journée n’est pas du luxe, surtout pour les dîners en terrasse couverte — une option que de nombreux restaurants maltais maintiennent même en basse saison.
Activités à Malte en février : ce que la saison rend possible
Février est peut-être le mois où visiter Malte prend tout son sens patrimonial. La Valette, capitale européenne de la culture depuis 2018, se parcourt à pied sans les embouteillages humains du mois d’août. Les temples mégalithiques de Ħaġar Qim et de Mnajdra, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, s’explorent dans un calme rare. On y entend les pierres, pas les groupes de touristes.
La fête de la Saint-Paul’s Shipwreck, célébrée le 10 février, plonge l’archipel dans une effervescence locale authentique. Selon la tradition maltaise, c’est ici que l’apôtre Paul aurait fait naufrage en l’an 60 de notre ère, évangélisant l’île. Processions, musique de fanfare, feux d’artifice dans les rues de La Valette : un spectacle qui n’a rien de fabriqué pour les touristes.
Gozo, l’île sœur accessible en ferry depuis Ċirkewwa, se révèle particulièrement attachante en cette saison. La végétation, revigorée par les pluies hivernales, affiche une verdure presque irlandaise, en contraste saisissant avec les façades de pierre blonde des villages. Les randonnées sur le plateau de Xagħra ou le long des côtes sud offrent des panoramas que l’été dessèche et dépouille.
Les vraies raisons financières de choisir février
Le tourisme à Malte en hiver bénéficie d’une logique économique implacable : les compagnies aériennes et les hébergeurs cassent leurs tarifs pour maintenir un flux de visiteurs sur une destination qui vit à 70 % de son tourisme entre mai et octobre. Résultat : les vols depuis Paris, Lyon ou Bordeaux peuvent être deux à trois fois moins chers qu’en juillet, et les hôtels boutique de La Valette proposent des chambres qui s’envolent à 200 euros la nuit en été pour moins de 80 euros en février.
L’archipel accueille environ 3 millions de visiteurs par an, mais la grande majorité se concentre sur six mois. En dehors de cette fenêtre, les files d’attente disparaissent, les restaurateurs prennent le temps de discuter, et les musées comme le Musée National d’Archéologie de La Valette se visitent sans bousculade.
Pour les vacances à Malte en hiver, l’équation est finalement assez simple : moins de monde, moins d’argent dépensé, et une qualité d’expérience qui tient davantage de la découverte que du tourisme de masse. C’est un arbitrage que peu de destinations méditerranéennes permettent avec autant de cohérence.
